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Si le département de la Gironde est très riche en eau, toutes les ressources ne présentent pas les mêmes qualités et des avantages équivalents. Les principaux cours d’eau (Garonne, Dordogne) sont sous influence marine avec la présence de matières en suspension qui constituent un «bouchon vaseux». Quant aux cours d’eau non influencés par l’océan, et donc de meilleure qualité, ils sont éloignés des zones de besoin. Bien que très étendue, facilement accessible et abondante, la nappe phréatique (première nappe rencontrée sous la surface du sol) du sable des Landes présente des concentrations en fer très élevées qui rendent son utilisation délicate, quel que soit l’usage. Les ressources en eau superficielles sont donc abondantes mais peu attractives, notamment pour la distribution d’eau potable. Le département dispose également de nappes souterraines profondes généralement de bonne qualité.
Pour satisfaire les besoins de l’alimentation en eau potable, de l’industrie, de l’agriculture ou de nos usages collectifs, ce sont plus de 300 millions de mètres cube d’eau qui sont prélevés chaque année dans le milieu naturel en Gironde. La moitié de ce volume, soit plus de 150 millions de mètres cube, est prélevée dans les eaux superficielles (cours d’eau et lacs) ou la nappe phréatique. L’autre moitié est extraite de quatre nappes souterraines profondes auxquelles ont été donné le nom des formations géologiques qui les renferment : Miocène, Oligocène, Eocène et Crétacé. ![]() Ces 150 millions ou plus de mètres cube exploités chaque année dans ces nappes profondes sont destinés principalement à l’alimentation en eau potable (74%) et dans une moindre mesure à l’agriculture (17%) et à l’industrie (9%). La plus médiatique de ces nappes est celle de l’Eocène dans laquelle près de 60 millions de mètres cube sont extraits chaque année alors qu’une gestion durable de cette ressource imposerait que ces prélèvements ne dépassent pas 45 millions de mètres cube. La nappe de l’Eocène est donc surexploitée. |