Les ressources en eau peuvent être réparties en trois catégories :
    - les eaux superficielles (rivières, lacs, etc.) ;
    - les nappes phréatiques (premières nappes rencontrées dans le sol) ;
    - les nappes profondes.
Agence de l'Eau Adour-Garonne


En comparaison avec les eaux superficielles, les nappes dites profondes présentent les spécificités suivantes :
    - une grande stabilité dans leurs caractéristiques physico-chimiques ;
    - une faible vulnérabilité vis-à-vis des pollutions accidentelles sauf dans les zones   d’alimentation des nappes ;
    - une répartition géographique large ;
    - une faible sensibilité aux aléas climatiques du fait de l’importance des stocks.
Ces qualités sont particulièrement recherchées et bien valorisées pour un usage tel que l’eau potable.

En revanche, certaines caractéristiques des nappes profondes rendent complexe l'organisation de leur gestion :
    - elles sont invisibles et donc absentes de notre conscience collective ;
    - elles sont multiples, complexes, superposées et présentent des caractéristiques variables   dans l’espace ;
    - elles ne sont connues que très ponctuellement à la faveur de forages.
Ces caractères deviennent fondamentaux lorsque l’on s’engage dans une politique dite de "gestion durable", car les concepts de risque (surexploitation et pollution) et de solidarité doivent s’envisager sur des durées très longues (une à plusieurs décennies).
C’est donc en améliorant la connaissance des mécanismes naturels qui déterminent la dynamique de la réserve en eau et en étudiant l'impact des activités qu'il est possible de déterminer la ressource exploitable et de proposer des règles de gestion cohérentes préservant cette ressource sur le long terme.