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Les investigations pour la recherche ponctuelle de ressources en eau souterraine se limitent souvent à la réalisation de forages. Pour les études à grande échelle, d’autres techniques peuvent être mobilisées, comme la prospection sismique. Si les géologues pétroliers ont été les premiers à y avoir recours, les hydrogéologues ne sont plus en reste ! Exemple avec la campagne de prospection géophysique à venir en Sud Gironde.

    Il y a près d’un siècle naissaient les premières techniques de prospection géophysique. Parmi elles, la prospection sismique, notamment utilisée pour la reconnaissance de gisements d’hydrocarbures au large des côtes. Quelques décennies plus tard, les techniques ont bien progressé. Les campagnes de prospection sismique se font aussi sur la terre ferme et les gisements étudiés s’étendent maintenant aux réservoirs d’eau souterraine.

    Le principe de la prospection sismique est assez simple. Des ondes sont émises dans le sol grâce à un système de vibration (chute d’une masse, explosif léger ou camion vibrateur). Ces ondes se déplacent dans toutes les directions dans le sous-sol. A l’interface de deux formations géologiques différentes, une partie des ondes est réfléchie, comme la lumière sur un miroir (on parle de réflexion), l’autre poursuit sa route après avoir subi une légère déviation, comme la lumière au travers d’une vitre (réfraction). L’enregistrement, le traitement et l’analyse des ondes réfléchies ou réfractées permet de construire une image indirecte du sous-sol et de mieux comprendre ce qui se cache sous nos pieds.

    C’est précisément pour affiner notre compréhension de la structure anticlinale de Villagrains-Landiras qu’une campagne de sismique réflexion sera prochainement mise en œuvre dans le cadre de la phase 2 de l’étude du Crétacé du sud Gironde. Cette prospection sismique sera couplée à une prospection électrique (tomographie de résistivité électrique). Toutes deux s’ajouteront à un important travail de retraitement et de réinterprétation des données sismiques acquises par les compagnies pétrolières à partir des années 1950.

    Combinées aux informations issues de la vingtaine de forages de reconnaissance réalisées ces dernières années, les données géophysiques constitueront un ensemble complémentaire permettant de mieux caractériser la nature du sous-sol sur plusieurs centaines de mètres de profondeur, de préciser sa structure, sa géométrie et d’identifier les failles qui jouent un rôle important dans le comportement des nappes.