Nouveaux scénarios et nouvel outil
pour une nouvelle version du SAGE
La révision d’un SAGE nécessite d’actualiser l’état des lieux précédent, de préciser, voire modifier le diagnostic, d’analyser les tendances, d’imaginer de nouveaux scénarios et d’identifier, parmi eux, ceux qui sont acceptables.
uelles que soient les ressources, l’exercice prospectif ne peut s’affranchir de la prise en compte des derniers scénarios climatiques livrés par le GIEC. Sachant, soit dit en passant, que nous nous appliquons collectivement à suivre consciencieusement la trajectoire la plus pessimiste imaginée dans les scénarios précédents.
Au-delà des variations du climat et de ses conséquences sur l’hydrologie, et donc sur la disponibilité des ressources, il convient de procéder à une estimation de la demande future.
Pour les nappes profondes de Gironde, dont la destination principale est l’alimentation en eau potable, le travail impose de procéder, au-delà d’une évaluation des besoins des activités économiques (agriculture, industrie, géothermie…), à des projections notamment en matière de :
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- démographie ;
- comportements des usagers des services d’eau potable, comportements susceptibles d’être influencés par le changement climatique ;
- performances des réseaux de distribution.
Ces différents éléments prospectifs relatifs à la ressource d’une part, et à la demande d’autre part, sont utilisés pour construire des scénarios.
Ces scénarios font ensuite l’objet de simulations dans le Modèle mathématique Nord Aquitain (MoNA) du BRGM, les résultats étant in fine soumis à l’analyse du Groupe d’experts hydrogéologues auprès de la CLE qui a pour tâche de juger de l’état des nappes soumises à ces niveaux de prélèvements.
Au-delà des nouveaux scénarios dont l’élaboration est imposée par l’exercice lui-même, la révision en cours du SAGE des Nappes profondes de Gironde est également concernée par une autre évolution notable : la nouvelle version du MoNA.
Cette évolution de l’outil de référence, ou cette nouveauté peut-on dire tant les modifications sont nombreuses, va complexifier l’exercice de révision. Le Groupe d’experts va en effet devoir apprivoiser ce nouvel outil, ce qui va passer, dans un premier temps, par la simulation de scénarios préexistants et la comparaison des résultats obtenus avec l’ancienne version du modèle et la nouvelle. Dans un deuxième temps seulement pourront être testés de nouveaux scénarios.
Exercice plus complexe et donc plus long, mais l’incidence des élections municipales sur l’activité de la CLE va nous donner ce temps (cf. article « Patience est mère de toutes les vertus »).
