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Nappe phréatique, nappes profondes, chacune son rythme

Il a beaucoup plu cet hiver en Gironde. Des pluies importantes qui ont permis de recharger rapidement et abondamment les nappes phréatiques. Première nappe sous le sol, la nappe phréatique est par essence très sensible aux aléas climatiques. Si elle est souvent la première à s’assécher, elle est aussi à même de déborder.
Mais qu’en est-il pour les nappes profondes ? Comment réagissent-elles aux précipitations ?

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Toutes les nappes ne sont pas phréatiques, en particulier en Gironde où nous disposons de nappes profondes, jusqu’à 10 superposées dans une gamme de profondeurs variant d’une dizaine de mètres jusqu’à plus de 1 000.

Pour ces nappes, la réponse aux précipitations est d’autant plus faible qu’elles sont profondes. Et il n’est même pas possible d’identifier une quelconque influence directe des pluies hivernales pour les plus profondes et en zone centre.

Trois explications à cela :

    • un compartimentage horizontal des réservoirs lié à la superposition de roches poreuses perméables, mais séparées par de puissantes couches imperméables ;
    • la grande distance séparant ces secteurs profonds des zones où ces réservoirs sont proches de la surface, voire affleurants, et donc sensibles aux pluies ;
    • la faiblesse relative des variations de niveau dans ces portions de nappes sensibles aux pluies à la pression qui règne en profondeur (moins de 1%).

On peut en revanche identifier, pour les nappes les plus profondes, une incidence, si ce n’est des pluies, au moins des saisons, en lien avec la variation des prélèvements. Ainsi peut-on voir les niveaux remonter à l’Eocène avec la diminution des prélèvements pour l’eau potable qui font suite à l’exploitation intense de l’été, ou en revanche les voir baisser au Cénomano-Turonien sous l’influence des pompages géothermiques.

C’est cette faible réactivité directe des nappes profondes au cycle hydrologique annuel de surface qui justifie leur qualification par les spécialistes de « nappes captives à grande inertie ».