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La ressource éocène est surexploitée sur une vaste zone couvrant le centre et l’est du département. Alors que la demande en eau potable augmente en lien avec la croissance démographique, la recherche de solutions à cette surexploitation est compliquée par l’absence de ressource alternative à l’Eocène sur la partie est du département.

Des territoires sylvicoles du sud Gironde aux méandres de la Dordogne en passant par les espaces bovins et viticoles de la plaine de la Garonne et de l’Entre-deux-Mers : voilà le vaste territoire désigné ici par « l’est du département ». Majoritairement rurales, les communes s’y sont historiquement regroupées pour l’eau potable pour former de vastes syndicats et ainsi mutualiser leurs investissements, notamment pour l’accès à la ressource par forage. Face à la multiplication des dépassements des autorisations de prélèvement à l’Eocène centre, le SMEGREG a confié fin 2019 au bureau d’étude ANTEA une mission visant à identifier les ressources mobilisables pour l’alimentation en eau potable actuelle et future des collectivités de l’est du département. La variabilité des contextes géologiques a servi de base à une subdivision de la zone d’étude. A titre d’exemple, les terrains de l’Entre-deux-Mers et de la Dordogne ont subi une forte érosion et les réservoirs correspondant aux formations du Miocène et de l’Oligocène sont de ce fait très vulnérables voire inexistants. Sur la rive gauche de la Garonne, la situation est différente. A l’Oligocène, les paléo environnements de dépôt étaient ceux d’un milieu côtier. Il en résulte une forte variabilité latérale de nature des formations et une grande hétérogénéité des réservoirs.

L’étude réalisée révèle que des ressources potentiellement intéressantes existent localement mais sont mal connues. Alors que le réservoir oligocène n’existerait pas dans le Bazadais d’après la bibliographie, des sondages réalisés récemment en révèlent la présence. Par ailleurs, les données issues des forages existants font émerger des questions sur la qualité de l’eau. Pour certains ouvrages la vulnérabilité de la ressource aux activités anthropiques explique des qualités dégradées (nitrates, pesticides). Mais pour nombre d’entre eux, les dépassements des limites de qualité pour l’usage eau potable sont d’origine naturelle. D’un forage à l’autre, les concentrations en excès concernent les sulfates, l’arsenic, l’aluminium ou encore le sélénium. Dans un tel contexte, la recherche de ressources nouvelles passe nécessairement par des reconnaissances afin de vérifier l’existence des réservoirs, d’en évaluer la productivité et de vérifier la qualité de l’eau. Et au-delà des recherches, la valorisation des ressources se fera dans des conditions moins confortables du fait d’une productivité plus faible et, dans certains cas, d’une qualité à surveiller.

Enfin, pour les secteurs où aucune alternative à l’Eocène n’a été identifiée, il se confirme que les sources d’approvisionnement en eau du futur sont à chercher en dehors de leur territoire :

  • soit par transfert d’eau, malgré le coût des infrastructures de transport,
  • soit par transfert d’autorisations de prélèvement depuis des zones où des substitutions seront mises en œuvre.